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Le château de Bonaguil

 
   

Son histoire

Vue satellite
La Gabarre fumeloise
Le chateau de Bonaguil
 
 

Le château de Fumel 47500 en Fumelois-Lemance, Lot et Garonne, Aquitaine

La seigneurie de Fumel qui plus tard sera le territoire de la commune se situait à l'Est du Haut Agenais bordant du Nord à l'Est le Quercy, l'actuel département du Lot. Depuis l'époque médiévale, la seigneurie de Fume] comptait trois principales agglomérations, qui se répartissaient le long de la rive droite du lot: Le Château de Fumel et à ses pieds la ville proprement dite occupant le point culminant de la corniche calcaire qui surplombe le Lot. A l'Ouest l'agglomération de Libos. A l'Est celle de Condat. L'histoire de l'ancienne ville de Fumel se confond avec celle de son château qui dès l'origine (les seigneurs de Fumel apparaissent dans les textes à la fin du XIème siècle) commandait le passage de la vallée du Lot: ce fut donc un lieu très disputé. Au XIIIème siècle, Fumel est une petite ville prospère dotée d'une charte de franchises et de coutumes qui régit l'économie de la cité, le droit, c'est-à-dire les rapports entre les seigneurs et ses tenanciers, la morale enfin. C’était une sorte de code civil. L'ensemble des dispositions de cet accord est certainement à l'origine de l'essor de la ville qui fut brutalement interrompu après 1561.Cette période de prospérité fut malgré tout une période de troubles, la région étant disputée entre le parti Anglais et le parti Français. Dès 1280 le seigneur de Fumel rend hommage au roi d'Angleterre et la seigneurie de Fumel restera dans le domaine Anglais jusqu’en 1414. A partir de cette date et jusqu'en 1442, la ville passera alternativement des Anglais aux Français et chaque fois, le château et le Furnélois ont à subir les sévices du changement notamment lors des raids organisés par les mercenaires de Rodrigue Villandrando. Le château de Fumel sers relevé de ses ruines vers 1468. La ville, insérée dans les murs de l'enceinte extérieure du château, est à l'étroit. Elle a depuis longtemps une église (St Antoine), une halle aux blés, une grande place publique: le Pastel, mais les maisons s'entassent et n'ont d'autre ressource que de s'élever, la plupart ont deux étages; au XVIème siècle, quelques habitations s'établissent hors les murs, dans l'axe de la porte beffroi: c'est la naissance d'un quartier, le « Barris ». Mais cette expansion et l'organisation de la ville seront longtemps contenues par les dispositions prises après le meurtre d'un seigneur de Fumel. En effet, la période des Guerres de Religion; prétexte à bon nombre de règlements de comptes, sera à Fumet marquée par de violents affrontements entre les habitants de 1a ville et François de Fumel, leur seigneur. 1500 à 2000 personnes dont beaucoup venues d'autres villes, pour prêter main forte, investissent le château et le matin du 24 avril 1561, François de Fumet, Capitaine des Gardes du roi, ambassadeur d'Henri II à Constantinople, est tué. En avril 1562, 1a répression conduite par Blaise de Montluc est sanglante, impitoyable et ruineuse. L'abrogation de tous les privilèges contenus dans la charte des franchises et coutumes porte un grand coup à la cité. Désormais, l'organisation économique et sociale de 1a ville (jusqu'alors gérée par la Communauté et les Consuls), tombe du fait de l'abrogation dans un état de totale dépendance vis à vis du seigneur. Cette situation de la ville condamnée, réduite aux limites étriquées de sa vieille enceinte, dura jusqu'en 1789. C'est aussi dans la seconde moitié du XVIème siècle, après les évènements ce 1562, que seront entrepris au château de Fumel d’importants travaux qui mettront la demeure au goût du jour en y apportant un nouveau système de défense. Le Château rénové, avec sa nouvelle fortification marque encore plus son autorité sur la ville privée de ses remparts et de ses institutions démocratiques. La ville réduite à la dépendance du château ne pourra avoir aucune ambition: population stagnante, pas de nouveau quartier, pas d'agrandissement de la ceinture de fortification, aucun bâtiment public. Pendant plus de deux siècles, les Fumélois resteront étrangers à la vie de leur cité. Depuis le XVIIIèrne siècle, deux marchés chaque semaine (le mardi et le vendredi, comme aujourd'hui encore), et seize foires dans l'année, animaient cette petit ville rurale qui avait en outre une activité commerciale avec ses trois ports: le port du Passage au Sud-Ouest, celui de Libos à l’Ouest et celui de Condat à l'Est. On expédiait par voie fluviale vers Bordeaux le papier fabriqué dans les papeteries de 1a Lède, de la Lémance et de la thèze, dont une certaine qualité dite aux "Armes d'Amsterdam" était destinée à la Hollande; on expédiait aussi une partie de la production des forges établies dans les mêmes vallées, notamment les chaudières pour le raffinage du sucre de canne, qui de Bordeaux partaient pour la Martinique, Saint-Domingue ou la Guadeloupe. Des trois ports partaient aussi des parements de pierre provenant des carrières de Condat ainsi que les blés et les châtaignes de l'arrière pays. Pendant ce XVIIIème siècle, Joseph de Fumet, seigneur du lieu, important personnage (Gouverneur du Château Trompette à Bordeaux, après 1789, premier maire de la ville de Bordeaux ) fit entreprendre dans la seconde moitié du XVIIIème siècle d'importants travaux au château de Fumet: aménagement des jardins et des terrasses qui surplombent le Lot, le plan du château transformé a désormais 1a forme d'un U. La silhouette du château sera définitivement modifiée lorsqu'en 1793, an ordonna de déraser les cinq tours à la hauteur du corps du logis. Ainsi le château ressemble-t-il , depuis cette époque, à une grande villa Italienne. La période révolutionnaire abolissant les mesures draconiennes pesant sur les habitants de la ville depuis le XVI ème siècle, ouvre une ère nouvelle d'espérance. La ville de Fumet prend déjà une importance administrative, elle est depuis 1790 chef-lieu de canton, mais la période Révolutionnaire et celle de l'Empire furent celles des conscrits partant à tout jamais et celle des réquisitions. Dans de telles conditions, le relèvement s'opéra lentement, très lentement, et pendant près de 34 années, les Municipalités ne sont parvenues qu'à liquider les affaires courantes. Cependant, la population de la Commune a plus que doublé: 1034 habitants en 1806, 2348 en 1834. Enfin, à partir de 1834, des projets peuvent être formulés: on demande un pont suspendu qui faciliterait la circulation des hommes et des marchandises entre Fumet et la plaine de Montayral. Il ne sera. réalisé qu'en 1845, un cimetière (c'est celui de Condat qui est jusqu'alors utilisé, le cimetière â Fumet ne sera établi qu'en ! 843), une école communale (elle sera ouverte en 1865), un presbytère et une nouvelle église (la construction ne commencera qu'en 1865). La ville ne prit réellement son essor qu'après 1847 date à laquelle l'usine métallurgique s'installera au bord du Lot, dans la commune de Fumel. Cette installation à Fumet ne doit rien à l'infrastructure préexistante datant du XV ème siècle, elle fut créée en fonction de la future ligne de chemin de fer du département, dans une région où l'exploitation à ciel ouvert du minerai de fer était intéressante. L'usine appartint d'abord à la Société Benoît d'Azy, Draullard, Léon Vale et Cie, puis au Grand Central en 1854, à la Cie des Chemins de fer d'Orléans en 1856 et à puis société de la Vienne en 1864. La société Métallurgique du Périgord l'acquit en 1874. Daniel Frugier